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dictée de la mer 2018

Bernard MOITESSIER, La longue route

 

 

 

Le témoignage d’un vieux cap-hornier

 

Dictée de la mer 2018

 

 

 

J’avais écrit à une quinzaine d’anciens cap-horniers pour leur demander de me faire bénéficier de leur expérience personnelle concernant les glaces dérivantes…Les Instructions nautiques sont un peu vagues à ce sujet depuis l’ère du radar, et je n’avais pas eu le temps d’aller fouiller à Paris dans les archives de la vieille Marine.

 

Je demandais aussi quelles étaient les zones réputées les plus dangereuses pour un voyage d’ouest en est… et s’ils avaient souvent rencontré des glaces dans les parages des Falkland, après le passage du Horn. C’est surtout là que les icebergs sont à craindre. Toutes mes lettres avaient été envoyées au hasard…

 

« …Ayant presque perdu la vue et voyant à peine ce que j’écris, je vous demande toute votre indulgence pour ce que peut avoir de décousu ce que vous lirez, car je vais vous répondre au fil de mes souvenirs, bien précis malgré mes quatre-vingt-huit ans, mais je ne peux pas me relire… »

 

Et les souvenirs de ce vieux cap-hornier sont pleins de mer et de vent. Il y a huit pages de ces choses dans la lettre du commandant Pierre Stéphan, avec toutes les routes du sud et onze cap Horn dans son sillage. Fin de la dictée des juniors.

 

 

 

 

 

« …Un peu à l’est du Horn, plusieurs navires ont été entourés de glaces flottantes détachées du pack plus au sud. C’est ainsi que le beau trois-mâts Hantot, de trois mille cinq cents tonnes de port en lourd, parti de Nouvelle Calédonie quinze jours avant moi, alors capitaine du Président Félix Faure, de trois mille huit cents tonnes, a dû être pris dans les glaces après le passage du Horn. En tous cas, on ne l’a jamais revu…

 

« …Le seul iceberg aperçu par moi dans l’Atlantique sud était échoué sur le banc des Falkland, au sud de ces îles. Nous l’avons aperçu au lever du jour. Le temps était très maniable et j’ai donné la route pour passer à deux ou trois milles de cet énorme iceberg, ce qui nous a permis d’en connaître les dimensions au sextant : quatre-vingts mètres de haut, et huit cent cinquante à neuf cents mètres de long. Il était magnifique, d’une masse énorme, et nous aurions pu aussi bien nous fracasser contre lui s’il y avait eu de la brume. Nous n’avons pas senti de différence de température en passant sous le vent de cet iceberg. Il est vrai que nous en étions à deux milles de distance… »

 

Je ne les ai pas remerciés, pourtant leurs lettres sont là, avec leurs souhaits et leurs encouragements très simples de vieux marins qui savent que certains bateaux passent toujours, et d’autres pas.

 

                                                                                     Bernard Moitessier

 

Dictée de la mer 2017                 Les aléas de la grande pêche

 

 

 

Maudite brume ! Elle a réussi à avoir le dessus. Par deux fois, on a failli semer le bazar. Il a fallu l’adresse et la patience du capitaine, le doigté du treuilliste, l’habileté du second et le ciel avec nous pour sauver le chalut qui avait rencontré sur son chemin de drague une ancre et sa chaîne. Sans doute qu’accrochée à une sous-aile rocheuse cette ancre n’avait pu être relevée par le voilier, qui finalement avait dû se résoudre à filer sa touée par le bout.

 

Le chalut, la crochant par les pattes, l’a dérapée et on est resté mouillé sur la chaîne ensablée.

 

Le treuil, crachant la vapeur par le presse-étoupe, a réussi à relever l’ensemble. Il a fallu bosser, démailler des pantoires, virer sur la caliorne dont les axes de réas geignaient sous l’effort, couper à la tranche et à la masse dans des positions parfois périlleuses. Après cinq heures de peine conjuguée des hommes et des apparaux, on a libéré l’ancre de sa chaîne. Une pièce superbe avec jas en bois, vieille d’un siècle peut-être.

 

Le chalut pas trop endommagé, la pêche satisfaisante ont incité le capitaine à essayer un autre trait. A peine au fond le chalut a recroché un obstacle. Roche ? Ancre ? Epave ? Coquilles brisées agglomérées ? Je l’ignore. Toujours est-il que le treuil cale, les deux câbles à l’à-pic. Vire l’avant. File l’arrière. Viens courant debout. Rien n’y fait. (fin de la dictée Juniors)

 

Puis un coup de roulis plus violent que les autres, un choc dans les rouleaux de potences et le treuil a pu embraquer.

 

Jeu de sphères cassé par le milieu, chalut fendu et une bonne dose d’inquiétude, c’est beaucoup plus que la goutte qui fait déborder le vase ; aussi le capitaine met-il en route vers des fonds plus hospitaliers…

 

Ces ennuis mineurs ne nous empêchent pas de passer une bonne escale. En pleine livraison, on apprend la libération de Paris. Pour nous, les travailleurs de la mer, rien ne change, on est toujours dans la morue. Saint morue ! Chères palanquées !...A ceux qui s’étonneraient de ne pas nous voir, nous les inscrits maritimes, affectés autoritairement sur un chalutier, revêtir l’uniforme kaki et engagés sur le front des Ardennes ou de l’Alsace, nous répondons : « Chacun sa défense nationale ». Je suis resté volontairement discret sur les risques pris durant ces quatre années, mais qui, dans nos familles ne va pas pleurer un ou deux disparus, pour faits de guerre ?

 

 

 

                                   Jean Recher, in Le grand métier, collection Terre Humaine, Plon.

 


Dictée de la mer 2016

 Le vent

 On était au fond des mois noirs. De courtes tempêtes levaient la mer, blanchissaient au loin la pointe du Raz, empêchaient les barques de sortir. Ce n’était pas tellement mélancolique et la différence entre les saisons, toute nette qu’elle demeurât, ne possédait pas ici la violence du continent. A la marée basse, les rivages fleurissaient de goémon : les assises de couleurs, marquées comme dans un arc-en-ciel ou sur le flanc d’une barque, se détachaient, régulières encore, galets d’un gris sec, laisse de mer bai brun ou noir sombre, galets mouillés jaune pâle, gris avec des reflets, sable terne, rochers jaune velours, vert brun, noir et or. Dès que se montrait le soleil, paillettes, irisations et rutilances éclataient, jaillissaient sur le sable et sur les pierres, les trous d’eau reflétaient le ciel. Le témoignage des arbres nus et des éteules manquait sur la dune, plus rase et défleurie, pour signifier l’hiver…Mail il restait le vent. Le vent, aiguisé par le froid, le vent neuf de l’hiver, empêchait qu’on se trompât sur la douceur relative des journées. Ses longues branches s’étiraient soudain, tout un verger glacial bondissait dans le ciel, les pétales du vent flagellaient le visage, réclamaient l’acquiescement du nez, de la bouche, de la poitrine ; ululant, sifflant de rage, c’était tout un champ de vent qui dégringolait par l’espace, avec tiges, racines et fleurs, le vent se ruait sur les obstacles comme s’il entreprît de s’y planter, d’y déposer ses œufs bruyants et larges. Il balayait la mer, la mer occupée à exécuter les disciplines générales, et comme régulières, de la tempête, et qui devait encore accomplir les sautes à l’instant même, sans un délai pour réfléchir. Elle se creusait davantage ou bien se courbait, les crêtes déferlaient plus vives, les embruns, enfants du désespoir, s’éparpillaient et voltigeaient. Un nuage de mer fuyait sur la mer en attendant qu’une averse l’abattît et fît fumer les vagues sous les longues pattes dures de ses gouttes.

 

Il restait la nuit. La lumière, de plus en plus chiche, de plus en plus grise, et toujours prête à se laisser anéantir par les nuages, n’était plus un appui ni une nourriture, et l’île se hâtait de plonger dans les ténèbres- où les redoutables desseins de la mer contre elle pouvaient choisir leur heure. Chaque îlien eût dû se tenir aux aguets. C’était le temps des sombres manigances ; pourquoi la mer, afin de bien marquer la période hivernale, n’engloutirait-elle pas, de nuit, la moitié de l’île ? Le jour déjà, les formes se brouillaient. Avec la mauvaise perspective les récifs et les zones blanches des écueils tendaient à se confondre avec la mer, comme si les grands ennemis des barques voulaient se dissimuler dans la mer ou confier leurs intérêts à la mer qu’ils sentaient plus apte qu’eux à torturer les hommes.

 

 

 

                                             Henri Queffélec, in Un recteur de l’île de Sein

 


Dictée de la mer 2015

Ce matin-là, à l’Est de la plage de Damgan, le soleil rougeoyait sur les falaises de Penestin. Une légère brise faisait ondoyer les vagues. En ce jour de grande marée, le jusant laissait apparaître les premiers rochers recouverts par les goëmons, laminaires, ulves, sargasses et autres algues. Très tôt un défilé ininterrompu de voitures avait envahi les parkings le long de la côte et déversé un flot de pêcheurs. Chacun, harnaché de pied en cape s’apprêtait à se lancer à l’aventure dans l’espoir d’un panier bien garni de palourdes, huîtres, pétoncles, berniques, coques, praires, mais aussi pour ceux équipés d’haveneaux, bichettes ou crochets, de crevettes roses (bouquets) ou grises (boucauds), de tourteaux ou d’étrilles.

 

Mais cette pêche, dite de loisirs, n’est pas sans danger et il est important de connaître quelques règles de sécurité bien sûr, mais aussi la réglementation concernant la récolte de coquillages et crustacés afin de préserver les espèces et de ne pas détruire ce magnifique capital mis à notre disposition par la nature. La préservation de la ressource n’enlève rien au plaisir de cueillir.

 

Lorsque l’on arrive, la première des précautions est de se renseigner sur l’heure de la marée et son coefficient. Combien de pêcheurs se sont retrouvés, par inattention, encerclés sur un rocher à marée montante et, pour les plus chanceux, obligés de rentrer à la nage en abandonnant parfois leur pêche ? Anticiper la remontée de la mer, jeter un œil sur les mouvements des autres pêcheurs, surtout si l’on ne connaît pas bien la zone peut s’avérer précieux.

 

Avoir sur soi un moyen de communication n’est jamais inutile pour appeler les secours.

 

Bien choisir sa zone de pêche. Celle-ci peut être limitée pour des raisons sanitaires dans certains secteurs. Eviter de pêcher à proximité de milieux pouvant présenter des risques de contamination (évacuations d’eaux pluviales, ruisseaux, ports, zones de mouillages).

 

 Des réglettes sont disponibles en mairie et à l’Office du Tourisme. Ces dernières permettent de prendre connaissance des tailles et quantités des coquillages et crustacés à prélever dans le respect des périodes de pêche et des quotas, en tenant compte de la reproduction des espèces. Des panneaux indicatifs sont également répartis tout au long du littoral à ce sujet. Et si vous avez un doute, un pêcheur « du coin » saura toujours vous informer.

 

Un dernier conseil ; lorsque vous retournez une pierre, remettez-la en place ensuite. Il y a une vie très riche et parfois invisible sous ces cailloux. Si vous oubliez ce détail la vie remettra quatre ans à se réorganiser sous ce bout de rocher. Alors, ne détruisons pas la « nurserie ».

 

Si vous respectez ces conseils, il ne vous restera qu’à profiter pleinement de ce plaisir qu’est la pêche à pied et de vous régaler en famille, ou entre amis, d’un excellent plateau de fruits de mer d’autant meilleurs que c’est vous qui les aurez récoltés.

 


Dictée de la mer 2014

Dictée de la mer 2014 : Le CROSS est à l’écoute de toute détresse.

 

Gilles, Jean-Claude, Nadine et Pierre, nos quatre voileux, étaient bien résolus à naviguer de Pénerf jusqu’en Corse sur Isle de Noé 3, un bon vieux Melody, toujours solide et vaillant. La traversée du golfe de Gascogne se fit par mer peu agitée, suffisante pour amariner les estomacs chahutés les premiers jours. Des étapes accueillantes se sont succédé le long des côtes d’Espagne et du Portugal entretenant, grâce au Xérès et aux autres bonnes choses locales la joie de vivre et l’enthousiasme de l’équipage.

 

Cadix fut la dernière étape avant de passer le détroit de Gibraltar…

 

De secteur ouest, le vent passa soudainement à plein est, obligeant à louvoyer dans le détroit. Il forcit pour atteindre en fin d’après-midi 6 à 7 Beaufort, il était temps d’ariser : pour cela, deux ris furent pris dans la grand’ voile et le foc fut réduit autour de l’enrouleur. Certes, bien que ce ne fût pas encore la tempête, la mer bleu-noir devint de plus en plus dure, hachée avec houle courte. Le bateau enfournait de l’avant et levait des paquets de mer qui s’abattaient sur Jean-Claude et Gilles tour à tour à la barre. La visibilité devint mauvaise et vent debout, le bateau dut couper la route de l’interminable queue des différents navires qui se doublaient et se croisaient sur les rails de navigation. En début de nuit, Gilles entendit à la radio VHF des appels persistants en français et en anglais en provenance du Maroc et de Gibraltar. En raison du vacarme du vent et de la mer, il ne réalisa pas immédiatement qu’ils s’adressaient à son bateau. Pourquoi ?

 

Fin de la dictée des juniors

 

Anormalement sensible à cette humidité ambiante, la radiobalise du bord lançait de sa propre initiative des messages de détresse qui entraînèrent un incroyable branle-bas de combat : le CROSS alerté demanda aux stations côtières de Gibraltar d’appeler le bateau ; parce que celles-ci ne recevaient aucune réponse immédiate à leurs appels, il décida d’en savoir plus sur l’équipage et le danger qui le menaçait éventuellement, il téléphona donc au domicile de Gilles, qui ne répondit évidemment pas, puis à son plus proche voisin ; celui-ci appela aussitôt un membre de la famille, les appels allèrent ainsi de proche en proche jusqu’au lointain Finistère d’où son gendre contacta enfin le CROSS pour préciser l’identité de ceux qui étaient à bord et indiquer qu’il suivait par internet et en temps réel la trajectoire du bateau grâce au système AIS.

 

De son côté, Gilles assura enfin par radio que tout allait bien, il certifia aussi que personne n’avait touché à la radiobalise solidement amarrée au mâtereau installé près du pataras, celle-ci avait donc bien envoyé ces signaux de détresse «  à l’insu de son plein gré ! » Cette grande bavarde fut neutralisée.

 

Le bateau arriva au petit matin à Gibraltar, où juste un repos de quelques heures fut toléré à l’équipage qui dut déguerpir au plus vite.

 

Si l’Entente cordiale n’avait pas été signée entre nos deux pays en mil neuf cent quatre, qu’eût été l’accueil ?

 

Nicole et Gilles Brisé

 


 

 

 

 

Dictée de la Mer 2013

Adultes et juniors                                                                            

 ­­Les délices raffinées de la mer

 Heureux les hédonistes qui séjournent à Damgan : aux plaisirs balnéaires et halieutiques, ils peuvent en effet  ajouter à loisir les plaisirs de la table.

Un plateau de l'estran présentera d'abord des huîtres pénerfines, des palourdes, des praires, plus rarement des buccins et amandes de mer, et bien sûr les bigorneaux, mais en vérifiant bien que l'un ou l'autre n'héberge pas quelque bernard-l'hermite imprudent. Quelques moules, peut-être échappées des bouchots tout proches, auront aussi leur place sur ce plateau substantiel. D'autres coquillages pourraient s'y ajouter, comme les jolies littorines obtuses,  jaune citron, les délicates tellines roses,  les élégantes turritelles et dentales ou encore les porcelaines ou grains de café  joliment côtelés, mais toutes ces variétés intéressent plus les conchyliophiles ou les amateurs de colliers que les gastrolâtres.

Une fricassée de pétoncles et crevettes, bouquets ou boucauts, flambés au calva régalera ensuite vos convives, à moins que vous ne préfériez  à ces pétoncles raffinés un mets plus rare encore,  un plat de  pouce-pieds, dont raffolent les Ibères. Mais il faudra aller  chercher ces anatifes sur les falaises dangereuses de Belle-île, car on n'en trouve pas à Damgan.

 Fin de la dictée des juniors

Encore un petit creux ? Passons au plat de résistance ! Vous aurez le choix entre une platée fort rustique, un ragoût de berniques, ces coquillages coniques que d'aucuns préfèrent appeler patelles ou arapèdes, ou bien encore quelques beignets de blancs de seiche, un céphalopode qui jette son encre dans les zostères immergées qui tapissent les zones littorales de nos îles morbihannaises.

Réjouissons-nous de tout cela, car  un jour sans doute,  ce sont des thallophytes, des varechs vésiculeux, des corallines ou des laminaires digitées qui seront la base de notre alimentation. En attendant, carpe diem...

11 août 2013                                                                                                             André ROUILLÉ

 

                                                                                                                                       

 


Dictée de la mer 2012

Les oiseaux de la rivière de Pénerf. B. de Charette. 2012

 

Si les plus anciennes traces humaines en bordure de la Rivière de Pénerf remontent au paléolithique inférieur, il y a quelque quatre cent cinquante mille ans, se pourrait-il  que ce lieu eût été déjà apprécié par les oiseaux de nos rivages à l’occasion de leur migration annuelle ?

 Au fil des temps, les grèbes huppés, tadornes, tourne-pierre, huîtriers pies, busards des roseaux, bernaches, chevaliers cul blanc et chevaliers gambettes, courlis cendrés, aigrettes garzettes et autres hérons cendrés se sont succédé sur ces rivages nourriciers, en effet les estuaires et les étiers ont toujours constitué de véritables garde-manger pour ces espèces animales. Les marais endigués mais aussi les prairies tout humides et les prés-salés sont exploités par les limicoles pour leur nidification.

 Quelque admiratifs et éblouis que soient les promeneurs qui découvrent en se baladant une variété de volatiles exceptionnelle sur les bords de la rivière de Pénerf, ils ne souhaitent pas s’en tenir à l’observation béate de ces migrateurs mais désirent aussi connaître leurs particularités.

 Fin de la dictée junior

 Ne pouvant à l’occasion de cette dictée vous donner des informations exhaustives, nous vous proposons quelques renseignements succincts concernant les tadornes et les bernaches.

 Les bernaches, venues de Sibérie, ont l’habitude de passer l’hiver dans des zones maritimes au climat tempéré. On peut observer les plumes de la tête, du cou et de la poitrine ébène, celles du ventre gris brun et les sus et sous-caudales blanches. Elles affectionnent les estrans vaseux aux effluves chargés et se nourrissent essentiellement de phanérogames : les zostères marines et naines. Ces oies lancent des sons bas, gutturaux et roulés en vol et sur les aires où elles se nourrissent, elles ont la particularité de vivre en bandes notamment quand elles volent en groupes compacts en ligne oblique. 

 Les tadornes de Belon, portant un nom dédié à Pierre Belon, naturaliste français de la Renaissance, appartiennent à la famille des anatidés et étaient appelés dans l’antiquité « oies-renards » parce qu’ils aiment faire leur nid dans les terriers. Ces oiseaux, très fidèles, restent à vie avec leur premier partenaire. Les plumes des mâles sont noir verdâtre sur la tête et brun roux sur la bande pectorale d’où part une raie ventrale sombre. Le bec rouge, surmonté élégamment d’une caroncule de même couleur est très caractéristique. Ces volatiles se plaisent dans les étiers de la Rivière de Pénerf où ils se nourrissent d’hydrobies et de crustacés.

 Puissions-nous dans les années à venir quels que soient les aléas climatiques continuer à observer ces volatiles aux us et coutumes si passionnants à découvrir !

 

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